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La dette écologique se creuse

Le 19 août 2014, l’ONG Global Footptrint Network annonce que nous avons déjà consommé les ressources naturelles 2014 de la planète.

La dette écologique se creuse

La dette écologique se creuse

En 1961, les besoins de l’homme en ressources naturelles n’excédaient pas les trois quarts de la planète. La dette écologique a commencé au début des années 70.

Depuis 2003, ONG Global Footptrint Network et le New Economics Foundation calculent tous les ans « le Jour du dépassement », le jour où nous consommons au-delà des capacités de la terre à régénérer ses ressource naturelles pour nourrir la planète.

Dès le 19 août 2014, nous sommes à découvert. Nous consommons plus que les capacités de reproduction de la Terre. Notre dette écologique se creuse. Désormais nos besoins en ressources naturelles s’élèvent à plus d’une planète et demie selon ONG Global Footptrint Network. Et selon un rapport des Nations Unis « World Economic Situation and Prospects 2014 », avant le milieu du siècle, deux planètes seront nécessaires pour nous satisfaire.

 

Les effets pervers de la dette écologique

14 % de la population mondiale vit dans des pays dont la bio capacité est suffisante (Australie, Brésil, Canada, Suède, pays baltes, etc.) et 86 % dans des pays qui consomment au-delà de leurs ressources naturelles (France, Allemagne, Angleterre, Italie, Japon, États-Unis, Danemark, Qatar, Émirats arabes unis, etc.).

ONG Global Footptrint Network :

« Déforestation, raréfaction de l’eau de source, érosion des sols arables, perte de la biodiversité et accumulation de CO2 dans l’atmosphère sont les effets pervers de notre dette écologique croissante. Celle-ci se manifeste par ailleurs en coûts humains et économiques de plus en plus lourds. »

Mathis Wackernagel, fondateur de Global :

« L’épuisement prématuré du budget annuel des ressources naturelles est en train de devenir un défi structurel du 21e siècle. C’est un problème d’ordre écologique mais aussi économique.
Les pays à faible revenu qui sont écologiquement déficitaires sont exceptionnellement vulnérables. Mais même les pays à revenu élevé qui ont les moyens de se prémunir contre les effets les plus pervers de leur déficit écologique vont devoir prendre acte de la nécessité de résoudre ce déficit sous peine qu’il ne devienne une source significative de stress économique. »

> Lire le communiqué de presse de l’ONG Global Footptrint Network : Mardi 19 août, Jour du Dépassement

 

Diane Simiu, Directrice des Programmes de Conservation du WWF France : 

« Les coûts de ce dépassement planétaire sont non seulement écologiques mais aussi économiques et humains, faisant peser des menaces sur la sécurité alimentaire des pays les plus vulnérables.

Nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir fondé sur une utilisation durable des ressources. Des solutions existent qui permet de s’attaquer au problème : passer massivement aux énergies  renouvelables, repenser l’urbanisation, la mobilité, la fiscalité,recycler davantage…

Mais il faut agir dès maintenant. En tant que consommateur, on peut aussi manger moins de viande dont la production dégage 20 à 30 % de plus de gaz à effet de serre que celle de légumes, et sélectionner des produits en s’assurant qu’ils proviennent de sources gérées durablement. »

 

Sources :
> footprintnetwork.org : Mardi 19 août, Jour du Dépassement
> actu-environnement.com : Depuis mardi 19 août, l’humanité creuse sa dette écologique
> un.org : World Economic Situation
and Prospects 2014
> footprintnetwork.org : En un seul coup d’œil
> wwf.fr : A partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit
lemonde.fr : Ressources naturelles : l’humanité vit « à crédit » pour le reste de l’année

 



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