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L’agriculture française intensive à fleur de peau

Sur France 3, le reportage de « De la terre à l’assiette – que mangeons-nous vraiment ? » nous raconte l’histoire de l’agriculture française et sa course effrénée vers la production intensive et les bas prix. Que voulons-nous vraiment dans nos menus, de la couleur et de belles formes ou simplement retrouver le bon goût des fruits et légumes d’antan ? Doit-on payer plus pour me mieux se nourrir ?

Les fruits, les légumes, le lait, la volaille… sont de moins en moins nourrissants. Il semble que la priorité des industriels soit le prix le plus bas et non la qualité.

Les agriculteurs ne sont plus libres, mais dépendent entièrement des grandes entreprises de l’agro-alimentaire. Leurs semences, la nourriture pour les animaux, le prix de leur production… tout est sous contrôle. Les grands industriels imposent le prix le plus bas « C’est ça ou rien. »

Et nous consommateurs nous pensons manger des tomates Cœur de bœuf à l’ancienne comme l’indiquent les étiquetages. Pourtant, ce ne sont que des tomates dits hybrides ou F1, conçues en laboratoire. Les valeurs nutritionnelles d’une vraie tomate paysanne d’antan de nos chères grands-mères sont 400 fois supérieures à celles d’une vulgaire imitation dite F1.

> Voir le reportage « De la terre à l’assiette – que mangeons-nous vraiment ? » en replay sur le site de France 3.

agriculture

 

Synopsis :

« L’agriculture française est la plus importante d’Europe. Elle permet de nourrir le pays ainsi que ses voisins et de proposer des produits agricoles à des prix abordables. C’est le résultat d’une politique instituée dans les années 1960 : produire beaucoup et à moindre coût pour assurer l’autonomie alimentaire
nationale. Ce modèle est remis en cause depuis quelques années et doit changer. Les agriculteurs français sont désormais en concurrence directe avec ceux des pays émergents, comme la Chine ou le Brésil. A côté de cette course à la productivité, d’autres filières valorisent des produits de qualité qui s’exportent bien et sont très rentables. »

 

> Lire aussi l’appel d’Amiens du 17 juin 2015 de la Confédération paysanne

Extrait :

« Nous sommes paysans… Être paysan, c’est vouloir être libre, travailler au rythme des saisons, travailler avec la nature, les animaux… Être paysan, c’est se voir confier cette noble tâche : produire pour l’alimentation de tous ! Alors, partout dans le monde, des centaines de millions de paysans produisent de la nourriture, en lien avec leurs territoires… et ils en sont fiers !

Ces dernières décennies, nous, paysans des pays riches, avons commencé à perdre quelques fragments de notre métier, à perdre surtout de l’autonomie. La banque permet l’emprunt, mais impose aussi les options de production. Les industriels fournissent matériel, semences et produits de traitement, parfois nécessaires mais qui enchaînent les paysans à une recherche infinie de rendement.

Les grandes chaînes de distribution assurent la commercialisation des produits – elles imposent aussi le prix payé aux paysans et obligent à produire du volume pour assurer un revenu. Beaucoup de lois et de réglementations ont accompagné cette mise en dépendance du métier de paysan.
Les acteurs de l’agro-industrie ont d’abord investi à leur profit les outils d’amont et d’aval, souvent créés et mis en place par les paysans. Ils s’emparent maintenant du cœur même de notre métier : la production. Ils veulent appliquer les mêmes logiques industrielles : concentration, mise en situation de monopole, recherche du coût de production toujours plus bas, à n’importe quel prix, les travailleuses et travailleurs comme variable d’ajustement… Effroyable logique qui pense pouvoir s’affranchir de la moindre considération pour ceux qui en sont victimes ! »

 

Sources :
> france3.fr : De la terre à l’assiette – que mangeons-nous vraiment ?
> confederationpaysanne.fr : appel d’Amiens

 



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