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Les consommateurs et les agriculteurs pris en otage par l’agro-industrie

Avec son nouveau livre, L’alimentation en otage, José Bové député européen d’Europe Écologie Les Verts depuis 2009, continue son combat contre l’insécurité alimentaire et la main mise des multinationales de l’agroalimentaire sur notre alimentation.

Les consommateurs et les agriculteurs pris en otage par l'agro-industrie

Une barquette de steaks hachés contient des morceaux de 150 de porcs et 60 bovins différents, une pièce de bœuf recomposée a voyagé dans sept pays européens, trois à quatre entreprises seulement ont la main mise sur le vivant grâce au brevet sur les semences, la loi européenne qui impose d’étiqueter la mention « Nano » sur des produits qui contiennent des nanoparticules de dioxyde de titane n’est toujours pas appliquée, car l’industrie bloque les textes…

Face à ce constat noir de la mal bouffe, José Bosé n’hésite pas aussi à mettre en avant les initiatives pour développer les circuits courts, les Amaps… et les nouveaux comportements des consommateurs qui se tournent de plus en plus vers l’alimentation biologique.

 

Résumé de « L’alimentation en otage » :

« Dans l’ombre de la finance et du profit à court terme, une poignée de multinationales aux pouvoirs tentaculaires ont mis la main sur tous les échelons du système agroalimentaire mondial. De la graine plantée en terre à la grande distribution, des OGM à la sélection génétique animale, du négoce à la transformation, rien ne leur échappe.

Les ressources s’épuisent, les inégalités se creusent, le paysan est dépossédé de son métier, le consommateur berné. Une seule réponse possible face à la superpuissance industrielle mondialisée : exercer chacun et ensemble, en toute conscience, le droit de choisir ce que nous mangeons. »

 

Extrait de « L’alimentation en otage » :

« Si rien ne change, le XXIe siècle marquera la fin de l’indépendance et de la sécurité alimentaires. Otage d’un système qui préfère nourrir les marchés financiers que les hommes, le consommateur doit se mobiliser.

De fait, il est à la merci de n’importe quel aléa de politique internationale (blocus, boycott, crise…). Si, demain, la Russie décidait de suspendre ses exploitations de gaz naturel, les rendements agricoles, qui reposent sur l’utilisation d’engrais, s’effondreraient. Si Cargill, l’une des plus grosses  entreprises agroalimentaires au monde, interrompait le transport de céréales, en quelques jours, tous les cheptels de France mourraient.

Ces deux exemples, parmi tant d’autres, prouvent que ce que nous mangeons ne dépend plus du talent des paysans. Le vocabulaire d’aujourd’hui est celui de la spéculation boursière, de l’accaparement des terres arables, du contrôle exclusif des semences avec les cocktails de pesticides qui leur sont associés. Tout cela bouleverse les milieux, détruit les pratiques traditionnelles et met en danger la santé des populations.

Dans un contexte de réchauffement climatique et d’épuisement des ressources, nous fonçons droit dans le mur. Le monde qui plaît aux grands négociants et aux fabricants d’OGM n’est en rien pérenne ; il s’écroulera indubitablement. Changeons-le ! »

 

Les consommateurs et les agriculteurs pris en otage par l'agro-industrieL’alimentation en otage

  • Auteurs : José Bové, Gilles Luneau
  • Parution : 17/03/2015
  • Éditeur : Autrement
  • Collection : Angles Et Reliefs
  • Prix : 17 euros

 

 

Pour finir deux petites animations de Chipotle Mexican Grill, une chaine de fast-food américaine qui utilise des produits locaux et sains tout en augmentant les tarifs au grand plaisir des consommateurs :

 

Retour au début

 

L’épouvantail, une petite animation pour cultiver un monde meilleur

 

Sources :
> autrement.com : L’alimentation en otage
> autrement.com : Programme mars/avril 2015, L’alimentation en otage

 



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