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L’impact du tsunami de Fukushima dans l’océan Pacifique

Le 11 mars 2011 un tsunami frappe le Japon. Les images chocs ont soufflé le monde entier. Quant à l’impact de la catastrophe de Fukushima sur l’écosystème marin, beaucoup moins médiatisé, il inquiète les autorités nord-américaines.

fukushima

 

Une déferlante de débris dans le Pacifique

Selon les autorités japonaises 25 millions de tonnes de débris se sont déversées dans l’océan Pacifique. Lorsque les eaux se sont retirées, environ cinq millions de rebuts ont été emportés :  avions, bateaux, voitures et réservoirs d’hydrocarbures, liquides toxiques,…

Le 23 mars 2012 le chalutier, Ryou-Un Maru, est découvert par les gardes-côtes américains. Emporté par les courants, il s’approchait de l’Alaska. Sans lumière et sans signal, donc dangereux pour la navigation, les gardes-côtes américains décident de le couler. Le chalutier embarquait à bord « 8 tonnes de gasoil et autres polluants, huiles, boues d’hydrocarbures, amiante, déchets électriques et électroniques » selon l’association les Robins des bois.

 

Le vaisseau fantôme, qui a dérivé pendant un an, est le premier gros déchet repéré près des côtes de l’océan Pacifique. Mais ce n’est qu’une infime partie des déchets issus de la catastrophe de Fukushima. Cinq millions de tonnes se sont éparpillées suite au tsunami. 70% ont coulé dans les fonds des océans.

macro déchet fukushima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux scientifiques de l’université d’Hawaï, Nikolaï Maximenko et Jan Hafner, qui travaillent depuis la catastrophe sur la modélisation de leur dérive, avaient prévu leur arrivée vers 2014 voire 2015.

fukushima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir l’animation sur la simulation de dérive des débris issus du tsunami japonais sur 15 ans – Mars 2012

Mais la découverte du chalutier laisse à penser que le reste des débris pourrait débarquer plus tôt que prévu.
Beaucoup de déchets resteront piégés dans le vortex nord pacifique.

 

L’impact de la radioactivité dans l’océan Pacifique

Outre les macros-déchets attendus sur les côtes d’Amérique du Nord, l’écosystème des fonds marins est aussi touché par la catastrophe de Fukushima.

La société ASR propose une animation de la dispersion du risque radioactif sur la microflore et la faune aquatique. Les chercheurs ont simulé par ordinateur le trajet des radionucléides à mesure qu’ils remontent la chaîne alimentaire océanique. Les données de Tebko, l’exploitant de la centrale de Fukushima, étant peu fiables, cette simulation est à prendre comme un facteur de risque.

 

 

Sources :
International Pacific Research Center
asr
citylop
robindesbois


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