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Monsanto semeur de produits bio

Monsanto veut des produits phytosanitaires sains, propres, de bonne réputation. Alors, Monsanto se met au bio-contrôle, une solution naturelle à base d’insectes ou de micro-organismes.

Monsanto semeur de produits bio

Portfolio de 360b

 

Monsanto se met au bio

Le 10 décembre 2013, le grand semencier Monsanto explique par communiqué :

« Les deux entreprises ont mis en place (NDLA : avec le groupe Danois Novozymes) The BioAg Alliance afin d’identifier, développer et vendre des solutions à base de micro-organismes qui permettent aux agriculteurs du monde entier d’augmenter les rendements des cultures en utilisant moins d’intrants. »

Monsanto se tourne vers une méthode nommée bio-contrôle de plus en plus utilisée par les agriculteurs. Elle consiste à utiliser des insectes comme la coccinelle qui mange les pucerons, ou des micro-organismes comme les champignons et les bactéries ou encore des phéromones.

 

La demande exponentielle des produits biologiques

Les géants de l’agriculture chimique se placent sur le marché des produits biologiques qui selon Monsanto est estimé aujourd’hui à environ 2,3 milliards de dollars par an soit 1,6 milliards d’euros.

Déjà en 2012, les deux grands de l’agrochimie allemande Bayer et BASF, se lancent dans les pesticides biologiques. Présent dans le domaine depuis 25 ans, le groupe suisse Syngenta développe de plus en plus le bio-contrôle.

Et en décembre 2013, c’est au tour de Monsanto d’entrer dans le monde du bio-contrôle en s’associant avec le groupe Danois Novozymes, numéro un mondial des enzymes alimentaires et industrielles.

 

Stéphane Le Foll s’inquiète du nouveau tournant pris par Monsanto

Mais ce nouveau visage de Monsanto inquiète le Ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll :

« Face aux géants de la chimie, il faut qu’on crée des géants du bio-contrôle. Comme les groupes tels que Monsanto ont une surface financière plutôt importante, ma crainte, c’est qu’ils viennent avaler ceux qui sont en train de créer des choses nouvelles. »

Stéphane Foll a pour intention de préserver le savoir français dans le bio-contrôle. Il prévoit de mobiliser les acteurs du secteur pour garder leur indépendance et ne pas se faire semer par Monsanto.

Stéphane Foll :

« Je veux voir ce qu’on peut faire pour mieux se coordonner, pour mieux se soutenir, pour leur apporter un relais au niveau international. »

 

Sources :
> tempsreel.nouvelobs.com : Monsanto se met au bio, Le Foll s’inquiète de ses intentions
> lefigaro.fr : Mosanto s’engage dans le bio-contrôle
> bioalaune.com : Monsanto se lance dans le biocontrôle

 



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