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Obsolescence programmée, mythe ou réalité ?

L’obsolescence programmée… certains diront que ça n’existe pas et que c’est une pure invention. D’autres, diront le contraire. Ce qui est sûr, c’est que la durée de vie ou de conservation des biens de consommation ne cesse de diminuer, même s’ils deviennent plus évolués technologiquement. Un effet de mode qui rend nos produit périmés et obsolètes de plus en plus rapidement. Ou alors conception de produits dont la durée de vie est limitée et impossible à réparer lorsqu’ils tombent en panne… ?

Obsolescence programmée, mythe ou réalité

 

Consommer plus que nécessaire

Et si les industriels cherchaient à réduire la durée de vie ou d’utilisation de nos biens de consommation pour en accélérer le remplacement ? C’est une hypothèse à prendre au sérieux et qui ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 1954, Brooks Stevens, designer industriel américain disait :

« C’est inculquer à l’acheteur le désir de posséder quelque chose d’un peu plus récent, un peu meilleur et un peu plus tôt que ce qui est nécessaire ».

Un appareil tombe en panne. Il n’est pas toujours facile de le faire réparer. La réparation coûte presque aussi cher que l’achat d’un neuf parce que les composants ne sont plus réparables, ne sont pas démontables… Les pièces détachées à remplacer ne sont pas encore ou déjà plus disponibles. Ironie du sort ?

Les téléphones portables se renouvellent très rapidement

La sortie d’un nouveau téléphone provoque la ruée des clients…

Effets de mode. Les produits technologiques comme les téléphones portables se renouvellent très rapidement, à tel point que les arguments commerciaux (critères esthétiques, nouvelles fonctionnalités…) nous les font changer plus tôt que nécessaire. Nos téléphones fonctionnent très bien, mais on les jette pour posséder le téléphone dernier cris. C’est la même chose pour tous les appareils dits technologiques.

Et puis il y a aussi le fait, que les produits ne sont plus conçus pour durer dans le temps. Dès la conception, des « fragilités » seraient introduites pour accélérer le vieillissement des produits et les faire tomber en panne plus rapidement, ou au bout d’un certain nombre d’utilisations.

L’obsolescence programmée, c’est aussi la guerre des prix. Afin de proposer des produits toujours moins chers, les industriels tirent sur l’ensemble des coûts de production et forcément les matériaux utilisés sont plus fragiles et tiennent moins bien dans le temps.

 

La loi sur la consommation n’inclura pas l’obsolescence programmée

Alors, l’obsolescence programmée, un mythe ou une réalité ? Des discussions sur l’obsolescence programmée ont eu lieu cette année 2013 au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat pour l’inclure dans un projet de loi sur la consommation. L’idée étant d’encadrer par une loi la pratique des industriels qui chercheraient à réduire sciemment, dès la conception, la durée d’usage des biens, dans une logique purement économique.

Finalement, la loi sur la consommation n’inclura pas la notion d’obsolescence programmée. Les industriels n’auront pas l’obligation de mettre à disposition des pièces détachées. Aucune mesure d’allongement de la durée de garantie ne sera prise, ce qui n’obligera pas les fabricants à concevoir des produits durables et réparables.

 

Sources :
> www.courrierinternational.com – Obsolescence programmée – Toutes les choses ont une fin
> obsolescence-programmee.fr – Obsolescence programmée
> www.bfmtv.com – L’obsolescence programmée deviendra-t-elle un délit ?


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