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Du mercure, dans nos aliments, nos produits ménagers, nos amalgames dentaires…

Dans l’air, l’eau et les sols, le mercure est présent naturellement dans l’environnement. Mais il se retrouve aussi dans nos produits ménagers, nos aliments et nos amalgames dentaires… France 5, diffuse le 8 février 2015 à 16h05, le documentaire de Sophie Bonnet « Alerte au mercure », une enquête sur les traces du mercure.

Le mercure, dans nos aliments, nos produits ménagers, nos amalgames dentaires,,,

Une présence accrue du mercure dans l’environnement

Le mercure est un métal présent naturellement dans la nature, dans les roches, les sols, l’air et les eaux. Mais l’activité humaine, qui produit aussi sa dose de mercure, augmente sa concentration dans l’environnement :

  • dans les airs par la combustion de combustibles fossiles, de l’exploitation minière, la fonderie et la combustion des déchets solides,
  • dans les sols et dans les eaux, par l’utilisation des fertilisants agricoles et les déchets des eaux usées industrielles.

 

Le mercure, l’un des dix produits les plus toxiques

En 2007, l’OMS classe le mercure dans les dix produits chimiques les plus préoccupants pour la santé humaine.
Même à petite dose, le mercure n’est pas sans effet sur les systèmes nerveux, digestif et immunitaire, sur les poumons, les reins, la peau et les yeux.
Le risque est plus élevé pour les fœtus, les nourrissons allaités via l’alimentation de la mère.

Tous les ans, en Europe, 1,866 million d’enfants naissent avec des niveaux de méthylmercure (forme la plus toxique du mercure assimilé par les organismes vivants) supérieurs au seuil recommandés.

 

Les poissons imbibés de mercure

La principale source d’intoxication au mercure pour l’homme est sa consommation de poissons. En Europe, les enfants espagnols et portugais, qui consomment plus de chairs de gros poissons (thons, espadons,…), sont les plus exposés.

En 2012, le Biodiversity Research Institute et le Zero mercury working group, publient des résultats inquiétants sur la contamination au mercure des poissons.

 

Le site consoglobe.com liste les poissons imbibés de méthylmercure ) :

Les poissons à éviter : les gros poissons (requin, espadon, thon,…), et certaines espèces de poissons d’eau douce (brochets, truites grises,…).

 

Recommandations de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement et du travail) :

  • consommer du poisson deux fois par semaine dont les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, anchois, truite fumée, hareng…),
  • diversifier les espèces de poissons consommées.

Pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants en bas âge (moins de 30 mois), l’Agence recommande de prendre des précautions particulières :

  • éviter à titre de précaution de consommer les poissons les plus contaminés : requins, lamproies, espadons, marlins (proche de l’espadon) et sikis (variété de requin),
  • limiter la consommation de poissons susceptibles d’être fortement contaminés à 150 g par semaine pour les femmes enceintes et allaitantes et à 60 g par semaine pour les enfants de moins de 30 mois.

 

Accord mondial sur le mercure

Au Japon, fin 2013, un accord mondial sur le mercure est signé par 139 états pour réduire les émissions de mercure dans l’environnement.

En 2020 certains seront interdits :

  • Batteries, à l’exception des piles bouton utilisées dans les dispositifs médicaux implantables,
  • Commutateurs et relais,
  • Certaines lampes fluorescentes compactes,
  • Lampes fluorescentes à cathode froide et lampes fluorescentes à électrode extérieure,
  • Savons et cosmétiques (le mercure est utilisé dans des produits visant à éclaircir la peau),
  • Certains appareils médicaux (thermomètres et tensiomètres).

Les États devront aussi prendre des mesures pour réduire les émissions de mercure dans les mines d’or à petite échelle et les centrales au charbon, deux sources principales de pollution au mercure.

 

« Alerte au mercure » sur France 5

Sur France 5, le 8 février 2015 est diffusé le documentaire de Sophie Bonnet « Alerte au mercure » :

« Le mercure se trouve partout, dans les produits d’hygiène, les jouets en plastique, les ampoules à économie d’énergie, les poissons, les amalgames dentaires. En effet, ce métal à l’état liquide est encore utilisé par les industriels en raison de ses nombreuses propriétés chimiques. Pourtant en 2007, l’OMS l’a classé parmi les dix substances les plus toxiques. Des études font désormais le lien avec des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques. La plupart des pays européens ont adopté des mesures pour limiter son utilisation. Mais les autorités françaises tardent à réagir. Durant de longs mois, une équipe a enquêté dans les cabinets dentaires, les usines de recyclage d’ampoules et les poissonneries. Les résultats sont inquiétants. »

Lire aussi sur Beurk.com :
beurk.com: La convention Minamata s’attaque à la pollution du mercure
beurk.com : 17 tonnes de mercure injectées chaque année dans les dents creuses des Français, 125 tonnes en Europe

Sources :
> who.int : Mercure et santé
> who.int : Questions fréquentes sur le mercure et la santé
> lenntech.fr : Mercure – Hg
> anses.fr : Consommation de poissons et exposition au méthylmercure
> consoglobe.com : Alimentation. Alerte au mercure dans les poissons
> unep.org : Un nouveau traité mondial réduit les émissions et les rejets de mercure et règlemente le mercure utilisé dans les produits, les mines et les usines
> notre-planete.inf : Comment manger du poisson sans s’intoxiquer au mercure ?
> france5.fr : Alerte au mercure

 



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