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La découpe à vif des ailerons de requins interdite par l’Union Européenne

Ces dernières années la surpêche des ailerons de requins a fortement mis en péril une trentaine d’espèces. L’Union Européenne renforce sa législation pour limiter le commerce des ailerons de requins.

Ailerons de Requins

Réputée pour ses propriétés aphrodisiaques la soupe d’ailerons de requins est un mets très prisé en Asie. Malheureusement elle entraîne une surpêche mettant en péril une trentaine d’espèces de requins selon l’association Environment Group (PEG).

 

La pêche d’ailerons de requins : le  shark finning

La technique utilisée par les pêcheurs d’ailerons de requins est le shark finning. Elle consiste à capturer les requins vivants pour récupérer les ailerons avant de les remettre à l’eau amputés. Les requins mortellement blessés coulent vers les fonds incapables de nager et attendent la mort.

 

 

L’Europe, et particulièrement l’Espagne, est l’un des plus grands fournisseurs d’ailerons de requins de l’Asie. En 2003 l’Union Européenne avaient interdit la pratique du shark finning mais, acceptait des dérogations permettant aux pêcheurs de débarquer les carcasses et les nageoires des requins dans des ports différents. Les fraudes étaient nombreuses. Sa nouvelle législation met fin aux exemptions.

Les pêcheurs européens ou ceux qui exercent dans les eaux européennes auront « l’obligation de débarquer les requins avec les nageoires attachées au corps ».

Déjà en février 2012, l’État de New-York annonçait une proposition de loi pour interdire la vente, le commerce et la distribution d’ailerons de requins. D’autres états américains ont déjà interdit ce commerce.

De nombreux pays et organisations se mobilisent pour lutter contre cette pêche barbare. Les scientifiques estiment que 73 millions de requins sont tués tous les ans pour leurs ailerons, entraînant l’extinction d’une trentaine d’espèces. Contrairement aux autres poissons, le taux de reproduction des squales est faible. Les requins atteignent leur maturité sexuelle tardivement (au bout de 10 années et pour certaines espèces 20 ans).

 

 La toxine BMMA

Une étude réalisée par Kiyo Mondo de l’université de Miami va sûrement inciter les amateurs d’ailerons de requins à abandonner leur met favori. Les scientifiques ont étudié la présence de la toxine BMMA  (bêta-N-méthylamino-L-alanine) dans les ailerons de requins avec des taux de concentrations atteignant de 144 à 1.836 ng par mg. Par comparaison, les patients mourant de maladies neurodégénératives (Alzheimer ou de Charcot) peuvent en posséder en moyenne de 256 ng par mg. Or chez les personnes saines les traces de BMMA sont inexistantes ou infimes.

En Asie on ne pourra plus prétendre que manger des ailerons de requins est sain pour la santé. Et toutes les belles vertus thérapeutiques associées aux cartilages  des requins (remède contre les tumeurs, l’arthrite ou encore des effets aphrodisiaques…) sont fausses. 

 Sources :
AFP
futura-sciences


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