Cet article est publié dans Le beurk des uns, le Miam des autres, marqué avec , , .
Nombre de lectures : 2462

Partager...
  • 11
  •  
  •  
  • 3
  •  

Les insectes, l’espoir d’un monde meilleur

Le monde est devenu un grand carnassier de plus en plus accroc à la viande. Pourtant, en 2050 selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) un bon steak deviendra un met luxueux.
Alors, pour lutter contre la faim dans le monde et la croissance de l’élevage de bétail responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre, l’ONU préconise une solution plus écologique : la dégustation d’une bonne brochette de criquets, de scorpions, de termites…

insecte cuisine faim dans le monde

La crise de la viande

La FAO estime que le nombre d’individus de la population mondiale augmentera de 2,3 milliards en 2050. La croissance démographique se concentrera principalement dans les pays en voie de développement.

viandeLe plus inquiétant pour l’ONU est l’appétit grandissant pour la viande dans les pays occidentaux et les nouveaux riches, l’Inde et la Chine.
Entre 1971 et 2010, la production de viande a triplé. Entre aujourd’hui et 2050, elle aura doublé. Seuls les pays occidentaux et les pays émergents ont accès à ce met de choix qui risque de devenir un produit de luxe. Aujourd’hui l’élevage d’animaux réquisitionne 70 % des terres labourables. Les  terres arables destinées à  la production de viande ne seront plus suffisantes.

Sachant qu’actuellement l’élevage de bétail est responsable d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation excessive de la consommation de viande aura un fort impact négatif sur l’environnement : déforestation pour l’extension des pâturages et des terres arables, pesticides, engrais, carburant, chauffage…

 

L’insécurité alimentaire

La flambée des prix alimentaires lors des crises de 2006 et 2008 a provoquéfaim dans le monde des famines dans les pays pauvres importateurs : Au Malawi, en Afghanistan, en Ouganda, au Sénégal, au Mozambique, en Zambie, en Éthiopie ou au Kenya.

La spéculation des céréales, le vol des terres dans les pays pauvres pour la production de bio-carburants, la sécheresse, …n’ont fait qu’accentuer l’insécurité alimentaire.

Si les comportements alimentaires mondiaux ne changent pas les déséquilibres entre pays riches et pauvres vont s’aggraver et l’insécurité alimentaire touchera les populations les plus vulnérables.

 

L’association Action contre la faim interpelle les dirigeants du G20 pour éradiquer la malnutrition dans le monde.

 

Devenons insectivores pour le meilleur des mondes

La FAO préconise l’élevage d’insectes pour réduire les famines et les impacts négatifs sur l’environnement.

Dans beaucoup de pays ces petites bestioles font déjà partie de la gastronomie locale : tortillas de ver d’agave au Mexique, tarentule grillée au Cambodge, larves de mouches aquatiques sucrées au Japon…

 

 

Les pays occidentaux sont encore atteints par un effet beurk à l’idée d’ingurgiter des insectes. Pourtant, à leur insu ils dégustent régulièrement des insectes (500 grammes d’insectes par an : confitures, jus de fruits, pâte à pizza, boîte de mais…) et certains n’hésitent pas à croquer dans le ver d’agave au fond de leur petit verre de Mescal !

 

Les avantages de l’élevage d’insectes.

  • Les insectes sont riches en protéines, en vitamines A et B ou encore en seuls minéraux,
  • Un élevage respectueux de l’environnement : êtres de sang froid, la production d’insectes demande cinq fois moins d’énergie que la production de viande. Il est moins  gourmand en eau,
  • Les insectes permettent une alimentation équilibrée sans matière grasse et donc pourra réduire le problème d’obésité qui touche les pays riches,
  • Un élevage plus humain : une ferme d’insectes a besoin de peu d’espace. Les élevages de bétail, de porcs ou  les poules optimisent l’espace pour réduire les coûts de production et les conditions de vie des animaux sont souvent inhumaines.

 

«Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug  Mac 12 euros, où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande» prédit  Arnold van Huis l’entomologiste au cours d’une conférence à l’université de Wageningen aux Pays-Bas.

 

 Sources :

guardian.co.uk
> fao.org : Bestioles répugnantes ou mets de choix ?
> fao.org : 2050: A third more mouths to feed
> fao.org : insécurité alimentaire
> tempsreel.nouvelobs.com
geo.fr : Viande : un risque pour l’environnement et la santé
> kipnews.org : Eating Insects (Entomophagy)


Partager...
  • 11
  •  
  •  
  • 3
  •