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Campagne DETOX de Greenpeace : Puma et Nike s’inclinent

La campagne DETOX de Greenpeace dénonce le rejet dans les eaux chinoises de produits toxiques utilisés par les grandes marques internationales du textile. Puma, Nike sous la pression de la campagne DETOX s’inclinent et s’engagent à épurer leurs méthodes de fabrication.

detox greenpeace

La campagne DETOX est lancée le 13 juillet 2011 par Greenpeace chine suite au rapport Dirty Laundry (Linge sale) qui révèle les pratiques toxiques utilisées par les fournisseurs des grandes marques du textile : la Youngor Textile Complex et la Well Dyeing Limited. Conséquences : cancers, problèmes hormonales, pollution de l’environnement.

« Les conclusions de notre enquête sont catégoriques. Nike, Adidas et toutes les autres marques comme Lacoste ou Calvin Klein portent une part de responsabilité dans la pollution des eaux en Chine. Elles font appel à des sous-traitants qui empoisonnent l’eau en rejetant des produits chimiques toxiques dans les rivières », déclare Sylvain Tardy, directeur des campagnes de Greenpeace France. « Ces enseignes doivent prendre leurs responsabilités et faire pression sur leurs fournisseurs pour qu’ils mettent fin à ces pratiques dangereuses à la fois pour la santé et pour l’environnement. »

detox greenpeace

 

 

detox signe chinois de l'EauGreenpeace pour dénoncer la contamination des eaux chinoises expose des mannequins tatoués du symbole chinois de l’eau dans le monde entier, fait des strip-teases dans plusieurs grandes villes, réalise des spots publicitaires détournés.

 

 

 

La marque chinoise Li Ning est la première à avoir réagi en demandant d’enquêter sur les rejets toxiques de ses fournisseurs.
Puma a suivi après le strip-tease du 23 juillet de plus de 600 militants devant les magasins de Nike et Adidas dans 29 villes : Paris, Amsterdam, Pékin, Bangkok…
Nike s’engage à mettre en place un plan de « linge propre » avant 2020.

D’autres enseignes du vêtement sont sur la liste de Greenpeace : Adidas, Abercrombie & Fitch, Bauer Hockey, Calvin Klein, Converse, Cortefiel, H&M, Lacoste, Meters/bonwe, Phillips-Van Heusen Corporation (PVH Corp), et Youngor.

La réaction de Puma et Nike est une victoire pour Greenpeace qui précise qu’en mettant la pression sur les leaders il est possible de changer les comportements. Si Greenpeace s’attaque principalement à Adidas et Nike c’est qu’elles ont une influence mondiale et peuvent à elles seules changer ces pratiques de « linge sale ».

« Ces entreprises transnationales, ces marques extrêmement exposées, ont maintenant largement plus de pouvoir et d’influence que de nombreux gouvernements. Elles sont à même de faire changer des réglementations, parfois de bloquer tout changement, ou en tout cas d’imposer des normes plus drastiques à leurs fournisseurs », explique Sylvain Tardy. « Toutes ces multinationales sont des championnes du greenwashing et veulent toujours s’afficher plus vertes qu’elles ne le sont. Nos campagnes les mettent face à leurs contradictions et dénoncent leur comportement désinvolte… cette manière de faire de Greenpeace a montré son efficacité. »

Dans un spot publicitaire détourné Greenpeace associe les deux grandes marques à leur campagne.

Sources :


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