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De l’églefin étiqueté cabillaud, c’est courant en Europe

Difficile de s’y retrouver pour faire ses courses. Les fruits et les légumes regorgent de pesticides. La viande a un goût amer. Les plats préparés sont déconseillés… Et le poisson, dans tout ça, peut-on l’acheter les yeux fermés ? Là, tout va dépendre dans quel pays de l’Union Européenne vous achetez votre poisson. La France s’en sort pas mal dans l’histoire avec 4 % de fraude sur l’étiquetage des produits de la mer contrairement à d’autres états européens comme à Bruxelles où un poisson sur trois est étiqueté malhonnêtement.

De l'églefin étiqueté cabillaud, c'est courant en Europe

À chacun sa sensibilité face aux scandales alimentaires. Depuis le dernier en date qui informe que « manger de la viande rouge serait cancérigène », les carnivores sont devenus livides. Des spécialistes ont voulu rassurer qu’une bonne viande rouge achetée au petit boucher du coin n’est pas si cancérigène tout en précisant que manger trop de viande n’est pas sain.
D’autres personnes peuvent être plus émues sur les dégâts environnementaux générés par l’élevage industriel et s’abstiennent de manger de la viande.

Alors régalons nous du poisson qui semble être un produit sans scandale outre la surexploitation des espèces. L’Anses préconise d’en consommer deux fois par semaine en variant l’espèce et l’approvisionnement pour alterner nos consommations de produits chimiques retrouvés dans les poissons.

C’est là que cela coince. Choisir son espèce en se fiant aux étiquetages ?
Selon la dernière étude proposée par l’ONG Oceana, il est préférable d’éviter de commander du poisson dans les restaurants, les poissonneries, les cantines… à Bruxelles où la fraude à l’étiquetage des produits de la mer s’élève à 33 %. D’autres pays suivent le mouvement comme en Italie où 32 % des étiquettes du merlu sont fausses, en Espagne pour la même espèce la fraude est de 30 %, aux États-Unis la fraude est de 33 % sur l’étiquetage de toutes les espèces de poisson étudiées.

Et la France ? Par rapport à ces compères européens, la France est en meilleure position avec seulement 4 % de fraude à l’étiquetage.

Les poissons les plus souvent remplacés par une autre variété moins chère sont le cabillaud, la sole et le thon rouge, le grand vainqueur. Un filet d’églefin ou de lieu noir peut faire office de cabillaud. Le thon baptisé « albacore» est souvent vendu comme du thon rouge. Dans les restaurants de Bruxelles la fraude est de 95 % sur le thon rouge.

La fraude s’observe principalement en bout de chaîne : restaurants poissonneries… où il est difficile pour les consommateurs de savoir si ce qui est servi, est vraiment l’espèce indiquée sur l’étiquette ou par le serveur.

 

 

 

Sources :
> oceana.org : Un poisson sur trois servi dans les restaurants à Bruxelles n’est pas celui pour lequel les consommateurs paient
> terraeco.net : Poissons : fraude à l’étiquette
> terraeco.net : Fausses étiquettes : les résultats de notre enquête
> info.arte.tv : Fraudes alimentaires : impostures poissonnières
> lemonde.fr : Fraude à l’étiquetage du poisson : la France bonne élève en Europe

 



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