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La Girafe Sophie dans le collimateur du Magazine Que Choisir

Ce mois-ci le magazine Que Choisir a testé 30 jouets destinés aux enfants de moins de 3 ans à la veille de Noël dont Sophie la girafe. Elle contiendrait un taux de précurseurs de nitrosamine (substances considérées cancérigènes) supérieur à celui des tétines et sucettes tout en respectant les normes européennes.

Sophie la Girafe

Des substances considérées cancérigènes dans Sophie la girafe

Sophie la Girafe

 

 

 

Le magazine Que Choisir dénonce le taux de précurseurs de nitrosamine contenu dans Sophie la girafe. Il est nettement supérieur (0,945 milligramme) à celui autorisé pour les tétines et les sucettes depuis 1995  (0,1 mg).

« Si elle appartenait à la famille des tétines où ces composés sont interdits, Sophie ne serait plus sur le marché mais, appartenant à la catégorie des jouets, la Girafe n’est pas menacée… »

 

Sophie la girafe respecte les normes européennes mais…

Sophie la girafe est soumise à la réglementation des jouets et respecte les futures normes européennes de 2013 qui autorisera un taux de 1 mg.

« En 2013, la directive jouets fixera deux valeurs limite, 0,05 mg/kg pour les nitrosamines, 1 mg pour leurs précurseurs. Dans nos analyses, Sophie la Girafe frôle cette limite sur les précurseurs tout en étant conforme. »

Le magasine Que choisir reconnaît que le fabricant respecte les normes européennes en vigueur.

Il demande aux autorités compétentes « un renforcement de la réglementation sur la sécurité des jouets des tout-petits » et aux fabricants de jouets d’éliminer ces substances potentiellement cancérigènes de leurs produits.

Sophie la girafe ne passerait pas le Rhin. L’Allemagne a étendu la réglementation des tétines et des sucettes aux jouets.

 

Réplique de Serge Jacquemier, directeur général délégué de Vulli fabricant de Sophie la girafe

« Tous les rapports d’analyses effectués, TOUS, attestent de cette conformité. Il est vrai qu’il apparaît des traces de nitrosamines qui proviennent de la vulcanisation de la sève de l’hévéa par le procédé de rotomoulage. Cependant, ces traces sont très faibles et en dessous de l’exigence des normes européennes, elles ne remettent en aucun cas en cause la conformité du jouet préféré de bébé, Sophie la Girafe. Dans une optique de constante amélioration, Vulli a mis en œuvre un programme de modification de sa fabrication afin d’obtenir un résultat de « ZÉRO TRACE. »

 

 Un principe de précaution

Dans une interview du Figaro, Jean-François Narbonne, professeur toxicologue et membre du comité d’experts de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), explique que l’homme devrait être exposé vraiment longtemps pour être inquiété.

Il rajoute :

«On est ici plus dans la précaution que dans le risque avéré et de la réalité scientifique.»
«Pour imposer ce jouet à la réglementation des tétines, il faudrait d’abord établir que l’enfant le porte tout autant à la bouche qu’une tétine, ce qui n’est pas certain.»

 

La fabrication de Sophie la girafe en image.

Comment choisir ses jouets ?

Le collectif international Women in Europe for a Common Future (WECF) souhaite une réglementation européenne plus stricte concernant les jouets et les jeux destinés aux enfants.

Le collectif propose un guide pour conseiller les parents dans le choix des jouets et éviter les « substances problématiques. »
WECF rassure en indiquant que les fabricants créent des jouets de plus en plus sûrs.

Sources :
le monde
> francesoir
> vulli


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