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L’industrie agroalimentaire et ses « ruses légales » pour emballer les consommateurs

Foodwatch, une ONG allemande, a traqué cinq produits de  grandes marques, E. Leclerc,  Nestlé, Panzani, Vrai, dont les emballages peuvent induire en erreur les consommateurs qui ne prennent pas le temps de lire les étiquettes.

Comment l'industrie agroalimentaire induit en erreur les consommateurs ?

Foodwatch s’est créée en 2002, suite à l’affaire de la vache folle pour informer les consommateurs sur les produits issus de l’industrie agroalimentaire.
Pour sa première campagne en France, Foodwatch a ciblé cinq produits de grandes marques pour interpeller les consommateurs et les inciter à lire les étiquettes des produits qu’ils achètent plutôt que d’être tentés par un bel emballage et des mots parfois sans valeur.

 

E. Leclerc, blanc de dinde Tradilège, Marque Repère.

L’étiquette indique « une qualité supérieure » et « 100 % filet ».
En regardant de plus près, le blanc de dinde contient 16 % d’eau mêlée à du gélifiant à base d’algue, du colorant et d’autres additifs.
Une pétition « E. Leclerc : cessez de nous vendre de la dinde à l’eau ! » est en cours.

Sur son blog, Michel-Edouard Leclerc répond :

« Non, il n’y a pas de malveillance, il n’y a pas tromperie, il n’y a pas de mensonge. D’ailleurs regardez bien la communication de l’ONG qui fait sa campagne, ses militants bâtissent leur interpellation en lisant l’étiquette du produit !
Un coup de comm’ ? Assurément, peut-être pour établir la notoriété du bureau parisien (ouvert récemment) d’une ONG jusqu’ici pratiquement inconnue des médias français !
Interpeller des grandes marques de l’agroalimentaire (Maggi, Lustucru, Puget, Vrai…), c’est le buzz assuré.
….

L’ONG réclame un étiquetage « fiable ». J’y réponds favorablement, mais si c’est l’enjeu, pourquoi cibler ce produit-là (et pas ceux des concurrents) alors même qu’il est le seul de sa catégorie à être aussi transparent dans le détail de sa composition ? »

 

Maggi de Nestlé, soupe bœuf-carottes aux vermicelles, saveur à l’ancienne.

La soupe ne contient qu’en fait 1,1 % de jus de cuisson de bœuf. Le reste se compose de fécule, d’arômes artificiels, de sucre et de sel.

 

Lustucru de Panzani, tortellini jambon cru parmesan.

L’étiquette indique des tornellini « plus généreux »
En regardant de plus près, les tortellini contiennent 2,8 % de parmesan, 24 % de jambon cru et de l’eau pour la farce et pour le reste, des flocons de pommes de terre, de la crème fraîche, de la semoule de blé dur et de la  poitrine de porc fumée.

 

Vrai (Triballat Noyal), yaourt arôme naturel fruits rouges, bio.

Le yaourt ne comporte aucun morceau de fruit mais 1,1 % d’arôme non bio.

 

Puget (Lesieur), vinaigrette huile d’olive extra, vinaigre balsamique, tomates séchées.

La vinaigrette contient seulement 1 % de tomates séchées. Les principaux ingrédients ne représentent qu’un tiers du produit. Le reste est constitué d’eau, de l’huile de colza, de vinaigre blanc et rouge, de purée de tomates.
Ingrid Kragl, directrice de l’information de foodwatch.

« Difficile pour les consommateurs d’y échapper. Ces ruses de l’industrie alimentaire sont parfaitement légales. Les fabricants en profitent, confortés par des réglementations laxistes et le laisser-faire de la plupart des pouvoirs publics. Là est le véritable scandale. »

 

Source :
> foodwatch.org : Comment E.Leclerc, Maggi, Lustucru, Vrai et Puget induisent les consommateurs en erreur

 



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